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  • Comment l’hypnose ericksonienne peut-elle vous aider à surmonter ce défi ?

    Avez-vous des défis personnels ou professionnels ? Vous faites face à des difficultés d’ordre relationnel ou émotionnel ? Vous avez besoin de vous libérer et de reprendre contrôle de votre vie et approcher l’avenir avec énergie ? L’hypnose ericksonienne peut vous permettre de trouver en vous les ressources dont vous avez besoin pour reprendre contrôle de votre vie, parce que tout ce qu’il vous faut est en vous. Et si vous tenez à trouver ses ressources cachées en vous, il faudra consulter un hypnothérapeute à Lyon. Mais avant cela, nous vous proposons de découvrir ce qu’est l’hypnose ericksonienne. D’où vient-elle ? Comment fonctionne-t-elle ? Sur quels principes et outils s’appuie cette forme de thérapie ? Cet article vous amène à la découverte de l’une des thérapies les plus populaires et les plus influentes de l’histoire.

    Hypnose lyon 5

    Connaître la petite histoire de l’hypnose ericksonienne

    Considérée comme une thérapie brève, l’hypnose ericksonienne fait partie des branches de l’hypnose thérapeutique les plus populaires et les plus influentes. C’est à Milton Hyland Erickson que nous devons le développement de cette branche de l'hypnose. 

    Ce psychiatre, qui est considéré comme le père de l’hypnothérapie moderne, était populaire pour ses travaux relatifs à l’angoisse et aux dépendances. Pour le petit rappel, il faut préciser que Erickson était à l'origine handicapé, dyslexique et daltonien. 

    Il a donc connu une enfance jalonnée par des dysfonctionnements profonds. A l’âge de 17 ans, il tombe dans un coma et subit une paralysie. Ces états limitatifs l’ont contraint à développer dans une rare mesure son sens de l'observation, ce qui le conduit à la découverte de l’hypnose. 

    En effet, alors qu’il passait le courant de ses journées en chaise roulante, le jeune Erickson consacrait son temps à une stimulation mentale de ses membres. Il s’adonne à cette autohypnose pendant plusieurs mois pour retrouver sa motricité, objectif qu’il parvient finalement à atteindre, contre toute attente.

    Milton Erickson devient psychiatre et ses recherches renversent les tendances dans le monde de la psychothérapie, notamment en ce qui concerne la prise en charge de la douleur.

    En fin de compte, il sera considéré comme le précurseur du courant des thérapies brèves. Sa vision sera une source d’inspiration pour les scientifiques qui ont développé la programmation neurolinguistique.

    Comment fonctionne l’hypnose ericksonienne ?

    La méthode était basée sur une modification subtile de l'état de conscience du sujet de sorte à diriger son attention vers un but précis. Le spécialiste plonge son patient dans son inconscient en s'aidant de paroles persuasives et non formelles. 

    Il reste à l’écoute de son patient, adaptant son langage et son approche en fonction de l’évolution de la séance. Avec des métaphores, des anecdotes, des suggestions indirectes, le praticien essaie de faire tomber les inhibitions au changement.

    En effet, sous l’effet des paroles du professionnel, le cerveau du patient secrète des endorphines, qui sont des hormones responsables de la sensation de bien-être.

    Le patient se trouve dans un état de rêverie induit. Il n’est donc ni en état de veille ni en état de sommeil, mais totalement indifférent à ce qui se passe autour de lui sauf à la voix du praticien. Dès cet instant, toutes les inhibitions mentales tombent. 

    Le langage hypnotique auquel il a ouvert son esprit agit sur lui en profondeur, à la manière d’un stimulus qui court-circuite son mental. Ce langage amène l’inconscient à collaborer avec le conscient pour déclencher les changements utiles. 

    Selon Milton Erickson, l’inconscient est une puissance bienveillante capable de concevoir de nouvelles solutions et de développer des potentialités requises pour impulser les changements souhaités lorsque les capacités du conscient ont atteint leurs limites.

    Le but de l’utilisation d’un langage capable de réveiller l’inconscient est de permettre au patient de puiser en lui des ressources inconscientes qui l’aideront à résoudre le problème en présence, quel qu’il soit. Cette approche, généralement appliquée en individuel, aboutit souvent à une transformation intérieure du sujet. 

    Il faut cependant que le patient accompagne activement le processus, puisque le thérapeute ne sera qu’un simple guide. Vous comprenez par conséquent que cette thérapie n’a rien à voir avec les applications de l'hypnose que l’on voit sur les écrans qui laissent croire qu’il s’agit d’un tour de magie.

    Comment se déroule une séance d’hypnose ? 

    Vous êtes à Lyon et vous voulez avoir une idée de comment les hypnothérapeutes à Lyon déroulent les séances d’hypnose ericksonienne. Déjà, le déroulement est très simple. La séance se déroule en un certain nombre d’étapes. Dans un premier temps, il faut une phase de prise de contact. 

    La phase de prise de contact

    La phase de prise de contact se déroule sous la forme d’un échange verbal. Elle permet de créer une sorte d’entente ou d’alliance entre le praticien et son patient. C’est là que se définissent les bases et les modalités du type de prise en charge à mettre en œuvre. 

    Cet échange permettra au praticien de mieux vous connaître en tant que patient, de se faire une idée plus ou moins claire de vos besoins. C’est seulement grâce à cela qu’il pourra vérifier plus tard s’il a atteint les objectifs. Cette étape passée, place à la phase d’induction.

    La phase d’induction

    La mise en place d’un environnement propice au déroulement de la séance. L'environnement doit favoriser la création d’un état hypnotique. Vous devez vous asseoir confortablement dans un fauteuil. Évidemment, vous serez assis vis-à-vis de votre thérapeute. 

    La phase thérapeutique ou de relaxation de l’esprit

    Pour lancer la séance hypnotique proprement dite, l’hypnothérapeute se met à vous parler en employant un langage purement hypnotique fait d’un vocabulaire symbolique.

    Il peut par exemple vous amener à focaliser votre attention sur une image mentale donnée puis vous diriger vers un état de conscience modifiée. Ici, votre hypnothérapeute à Lyon vous propose de relâcher les tensions par des techniques de restauration profonde et consciente. 

    Dans cette phase, le professionnel vous invitera à diriger vos pensées sur un souvenir positif. Vous êtes alors à la fois ailleurs et dans le présent. Vous pouvez être invité à vous focaliser sur l’image mentale d’un paysage, d’un ruisseau qui coule, etc. 

    Ici, le style d’élocution est choisi de sorte à vous guider vers l’objectif. Le praticien s’aidera de suggestions d’images et peut même vous conter des histoires vraies ou imaginaires.

    Le but est de vous conduire, non dans un état d’inconscience, mais dans un état d’hyper-conscience. Vous serez donc comme captivé par une vision, mais vous entendrez tout ce que le praticien vous dira. 

    Il est même possible que vous interagissiez avec le praticien durant la séance. Tout dépend de ce sur quoi vous vous êtes entendu lors de la prise de contact.

    La phase de suggestion

    Ici, vous serez invité à embrasser de nouvelles capacités ou compétences face aux situations de difficulté. Par exemple, si pour vous aider à arrêter le tabac, l'hypnothérapeute à Lyon vous dira quelque chose du genre “mon organisme rejette le tabac et tout ce qui lui ressemble”. 

    Si  vous voulez combattre la claustrophobie par exemple, il pourra prononcer des suggestions telles que : chaque minute que je passe dans un endroit fermé est un moment agréable. C’est au cours de cette étape que vous serez invité à vous développer de nouvelles compétences pour résoudre votre défi.

    La phase de retour à l’état de conscience ordinaire

    La fin de la séance est marquée par un retour de l’état de conscience modifiée à l’état de conscience ordinaire. Dans cette dernière phase, le thérapeute vous reconduit pleinement dans l’environnement, toujours par des suggestions. Ainsi, vous allez progressivement reprendre contact avec votre environnement et les choses qui vous entourent. 

    En clair, on retient que l’hypnose à Lyon ne procède pas par une injonction directe. En tant que patient, vous devez être participant à la création et la perfection de votre état hypnotique à travers une écoute active et une coopération complète.

    La phase de post-thérapie

    Au fur et à mesure des séances d’hypnothérapie à Lyon, l’expérience que vous vivez vous permet de vous approprier une nouvelle manière de vivre votre vie et vos réalités. Même quand elles se terminent, les séances vous laissent avec un vécu hypnotique qui vous influence dans votre conduite et dans votre approche de la réalité.

    En général, vous ferez une séance par semaine à raison d’une heure par séance en moyenne. La durée de la thérapie dépend du type de problème que vous avez et de votre personnalité. 

    Elle peut parfois exiger jusqu'à une dizaine de séances. Il est essentiel de prendre le temps qu’il faut parce que chaque patient est unique et les mêmes techniques ne peuvent pas être appliquées à la fois. 

    Comment l’hypnose ericksonienne aide-t-elle à résoudre les difficultés ?

    Pour comprendre sur quels aspects cette thérapie peut agir sur l’homme, il faut noter que sa première influence sur le sujet est d’altérer sa perception du temps, de l’espace, des ressentis corporels et autres réalités.

    Une personne en état d’hypnose se trouve à mi-chemin entre le sommeil et l’éveil, dans un état de rêverie qui lui fait perdre sa logique rationnelle. Une partie de son être travaillera pour trouver des solutions à ses problèmes, tandis que l’autre partie restera en état de conscience parfaite, ayant toujours le contrôle sur la situation.

    Dans cet état de conscience, un univers de perceptions olfactives, visuelles et auditives s’ouvre devant la personne. A partir de cet instant, elle entre dans un état de conscience élargi et ressent de la détente et un certain bien-être.

    Pour la gestion de la douleur, puisque la thérapie se focalise principalement sur la gestion de la douleur, l'hypnothérapeute peut suggérer à son patient de se passer une pommade imaginaire sur zone douloureuse.

    Si le patient accepte et considère cette suggestion comme pertinente, il va passer dans une réalité perceptive puisqu’il percevra une modification de son état et une diminution de la douleur. 

    Dans quels cas utiliser l’hypnose ericksonienne pour se soigner ?

    Vous vous demandez les problèmes pour lesquels consulter un hypnothérapeute à Lyon peut vous être utile ? L'hypnose ericksonienne couvre des champs très vastes. Les effets se ressentent principalement à trois niveaux :

    Sur le plan physique : notamment pour la gestion de la douleur, de la fatigue, des manifestations psychosomatiques, des troubles dermatologiques, etc. ;

    Sur le plan comportemental, notamment pour modifier les habitudes alimentaires, celles qui favorisent la consommation de tabac et autres addictions (jeux, alcool, tabac, achats impulsifs, etc.), les obsessions ;

    Sur le plan relationnel, notamment en cas de dépendance affective, de décès, de divorce, de liens fusionnels, de problèmes dans le couple, etc. ;

    Sur le plan émotionnel, notamment pour la gestion des crises de panique, du stress, de la jalousie, des phobies (claustrophobie, aviophobie, agoraphobie, phobie sociale, etc.) ;

    Sur le plan psychologique, notamment si vous voulez lutter contre la dépression nerveuse et les pensées suicidaires, maigrir ou garder un poids santé, gérer les séparations, etc. ;

    Sur le plan professionnel, notamment en cas burn out, de harcèlement au travail, de difficulté d’orientation, de préparation d’un examen, d’une compétition, d’une présentation en public, etc. ;

    Sur le plan du développement personnel, notamment pour apprendre à maîtriser vos émotions, à gérer le stress, à booster votre estime de soi et votre confiance en soi, à savoir dire non, à ne pas être trop gentil, etc.

    Il faudra cependant préciser que l’hypnose ericksonienne n’est pas une pratique destinée à soigner les maladies. Évidemment, on peut s’en servir pour favoriser le retour à la santé d’une personne malade. 

    Cette thérapie pourra l’aider à se connecter à ses ressources intérieures pour booster la capacité d’auto-guérison de son corps et améliorer ses capacités de rétablissement. Cela dit, ce n’est pas une thérapie curative en soi. Elle ne saurait donc prétendre servir de substitut à un suivi médical recommandé.

    Est-ce que tout le monde peut faire de l’hypnose ericksonienne ?

    A la base, tout le monde peut participer à une séance d’hypnose à Lyon. C’est un état naturel. L’hypnose ne présente aucun risque. Cependant, certaines catégories de personnes sont exclues de cette pratique. Il s’agit entre autres des personnes souffrant de :

    les troubles psychotiques avancés ;

    la paranoïa ;

    la maniaco-dépression ;

    la schizophrénie ;

    la psychose ;

    les troubles bipolaires ;

    etc.

    En effet, la transe que provoquent les séances hypnotiques peut accroître les risques de décompensations pour ces personnes, compte tenu de la vulnérabilité qui les caractérise. Si vous souffrez de l'un de ces problèmes, nous vous conseillons de ne pas essayer l’hypnose ericksonienne.

    Comment trouver un hypnothérapeute sérieux à Lyon ?

    Vous avez besoin de prendre rendez-vous avec un hypnothérapeute à Lyon pour une séance d’hypnothérapie? Sachez que le choix du bon thérapeute est essentiel pour obtenir de bons résultats. 

    Un thérapeute qui vous inspire confiance

    En effet, il faut que la personnalité du professionnel soit compatible avec celle du patient dans une certaine mesure pour qu’une atmosphère positive s’établisse dès l’étape de la prise de contact. Vous ne pouvez pas atteindre vos objectifs avec une personne à l’égard de laquelle vous êtes méfiante.

    Il faut une étroite collaboration entre patient et praticien pour que la séance porte ses fruits. Choisissez un praticien dont le style d’élocution vous permet de vous sentir à l’aise et qui vous inspire de la confiance. 

    Un hypnothérapeute ou un praticien en hypnose ericksonienne ?

    La pratique de l’hypnose ericksonienne à Lyon est quelque peu hétérogène. Il faut savoir que si certaines formations à l’hypnose ne sont accessibles qu’aux professionnels de la santé, d’autres sont plus ouvertes. 

    Ainsi, la pratique de l’hypnose ericksonienne n’est pas exclusivement réservée aux professionnels de la santé. Il est vrai qu’à Lyon comme dans toute la France d’ailleurs, seuls les professionnels du corps médical sont autorisés à porter le titre de « hypnothérapeute ». 

    Cependant, vous trouverez plusieurs praticiens en hypnose à Lyon. En fait, quand on y pense bien, la pratique de l’hypnose ericksonienne fait appel à des compétences et à des savoirs qui ne sont pas particulièrement liés à la médecine. Comme nous l’avons dit plus haut dans cet article, le but de l’hypnose n’est pas de soigner. 

    La plupart du temps, les meilleurs praticiens de l’hypnose ericksonienne ne sont pas ceux qui ont de grandes études médicales. Souvent, ce sont des personnes qui ont vécu des expériences de vie très lourdes et denses et qui ont pu surmonter leurs difficultés en puisant dans des ressources enfouies. 

    Ils mettent donc leur expérience à profit pour aider les autres à résoudre leurs défis. Ce profil fait d’eux des thérapeutes particulièrement efficaces et très appréciés dans leur métier. C’est d’ailleurs plus l’expérience personnelle de Milton Erickson que sa formation médicale qui a fait de lui le précurseur des thérapies et le père de l’hypnose ericksonienne.

    Quels tarifs ?

    Les tarifs peuvent aussi vous donner des indices sur le sérieux du thérapeute auquel vous avez affaire. Notez que les prix sont généralement définis en fonction des villes. Si vous recherchez par exemple un hypnothérapeute à Lyon, vous devrez prévoir entre 70 et 100 euros la séance. Il faudra éviter tout praticien qui veut vous faire croire que l’hypnose médicale est une approche miraculeuse ou une méthode aux résultats spectaculaires.

    Quid de l’autohypnose ?

    Pour ceux qui se posent des questions sur l'auto hypnose, sachez qu’il s’agit d’une hypnose dans laquelle l’individu se conduit tout seul dans les différentes phases. Il se sert de son mental comme guide. 

    Même si c’est une pratique très efficace, mais qui ne permet pas toujours d’obtenir les résultats à long terme parce que le guide est le patient. Cela empêche l’efficacité du passage effectif à un état de conscience modifiée et le processus de modification des perceptions.

  • La ville de Charly "Ville engagée contre le sida"

    Yann botrel laurent karila

     

    Fierté d'avoir porté, en tant qu'élu, la labélisation de la ville de Charly, "Ville engagée contre le sida" avec l'association ELCS de Jean-Luc Romero. L'occasion d'une conférence sur les nouvelles drogues de synthèse et la pratique du chemsex. Deux bons conseils lecture avec "On n'a qu'une vie!" de Laurent Karila et "Plus vivant que jamais", le témoignage bouleversant de Jean-Luc. 

  • Associations d'aide contre l'alcool sur le Rhône

    Malgré la réduction des ventes d’alcool en France, les décès relatifs à la consommation d’alcool sont estimés à près de 10 % des mortalités, soit un nombre compris entre 40 000 et 50 000. On estime d’ailleurs à près de 5 millions le nombre des personnes en difficultés psychologiques, médicales ou sociales ayant rapport avec l’alcool. Heureusement, depuis quelques années, plusieurs associations œuvrent pour la régulation du mal dans des régions telles que Rhône. Découvrons justement dans cet article quelques-unes d’entre elles.

    Association alcool

    La Croix Bleue

    Tout comme les associations Lyon, il existe plusieurs associations Rhône qui viennent en aide aux personnes en difficulté avec l’alcool. Au nombre de ces dernières figure La Croix Bleue. Il s’agit d’une association reconnue d’utilité publique exerçant ses activités depuis 1992. Indépendante du corps social et médical, la Croix Bleue est majoritairement composée de membres bénévoles ayant suivi des formations en relation humaine, en addictologie et dans bien d’autres domaines connexes.

    L’objectif et la méthode de la Croix Bleue sur Rhône

    L’objectif de la Croix Bleue dans les régions, dont Rhône, est de participer à la guérison des personnes qui dépendent de l’alcool et qui en consomment excessivement. La démarche adoptée par l’association pour y arriver est personnelle, libre et volontaire. Toutefois, elle est assistée par les militants bénévoles ayant eux aussi bénéficié des actions de la Croix Bleue à Rhône.

    Il faut remarquer que la méthode de l’association se fonde essentiellement sur un accompagnement pour une abstinence de boissons alcooliques. C’est justement pour cela qu’elle se réalise avec des structures complémentaires, des centres de postcure, des sections locales, de maisons d’accueil ainsi que des groupes régionaux. Quoi qu’il en soit, le but est d’aider les buveurs à avoir un mode de vie beaucoup plus stable à travers cette démarche.

    Les différents efforts de la Croix Bleue sur Rhône pour la guérison des buveurs

    Dans le cadre de la guérison des buveurs à Rhône, de nombreux efforts sont fournis par la Croix Bleue. Entre autres, on a :

    La guérison physique 

    En acceptant de s’engager à l’abstinence, le buveur guérit physiquement de quelques maux dus à l’absorption d’alcool, dont les maladies gastro-entérologiques.

    La guérison psychologique 

    La plupart des buveurs sont victimes de dépression. Pour ce faire, la Croix Bleue participe à la restauration de la personnalité, notamment durant les réunions organisées.

    La réinsertion sociale 

    La Croix Bleue accompagne plus qu’elle assiste. En effet, elle suscite l’ancien buveur à se réinsérer socialement via des structures telles que l’ANPE, le CPAM et l’ASSEDIC ;

    La mise en place d’un projet de vie 

    Une fois toutes les étapes de guérisons franchies, la Croix Bleue œuvre aide le nouveau converti à connaître une guérison définitive et à commencer un réel projet de vie.

    L’association Vie Libre sur Rhône

    Exerçant ses activités dans de nombreuses régions notamment Rhône, Vie Libre est une association fondée en 1953. Reconnue d’utilité publique, elle se compose essentiellement de catégories de personnes à savoir :

    Les abstinents volontaires ;

    Les buveurs guéris ;

    Les sympathisants.

    En effet, Vie Libre sur Rhône assiste les personnes en difficulté avec l’alcool. Principalement, elle vise à regrouper les personnes qui souhaitent volontairement assister des individus victimes de l’alcoolisme. Elle mobilise les compétences et les bonnes volontés dans le but de participer à la libération des malades ainsi qu’à leur réadaptation dans la vie.

    Par ailleurs, l’autre objectif de Vie Libre sur Rhône est de lutter contre toutes les causes qui sont à l’origine de la situation des alcooliques. Au nombre des activités menées par l’association pour assurer l’accompagnement, on a :

    Avant la cure : l’association amène le malade à rendre compte de sa situation maladive. Ainsi, ce dernier peut se proposer aux soins hospitaliers ou ambulatoires ;

    Durant la cure : l’association soutient le malade et le met en confiance pour la réussite de son processus de guérison ;

    Après la cure : l’association intègre le malade dans une équipe Vie Libre sur Rhône pour une psychothérapie de groupe.

    Par ailleurs, dès que le buveur est entièrement guéri de sa dépendance vis-à-vis de l’alcool, l’association Vie Libre l’aide à reconstruire sa vie familiale, personnelle, culturelle et professionnelle. Il faut noter que Vie Libre Rhône est très active pour tout ce qui a rapport à l’alcool Lyon ou à l’addiction Lyon et dans ses environs. 

    L’Association Alcooliques Anonymes

    L’Association Alcooliques Anonymes sur Rhône regroupe toutes les personnes qui ont la volonté de faire un partage mutuel de leur expérience afin de s’entraider puis aider au rétablissement d’autres alcooliques. Alors, pour devenir membre de l’Association Alcooliques Anonymes, il est obligatoire d’avoir l’envie de stopper la consommation de l’alcool. Et pour accompagner ce geste, cette association sur Rhône n’exige aucun droit d’entrée et aucune cotisation. Elle se charge elle-même du financement.

    Principe de fonctionnement des Alcooliques Anonymes

    Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les Alcooliques Anonymes sur Rhône sont dépourvus de tout engagement sectaire, politique ou religieux. Ils ne sont également associés à aucun établissement ou organisme. Cela étant, ils accueillent des alcooliques de tous les bords religieux, politiques ou sociaux. Leur principal objectif est de rester abstinents et d’amener d’autres alcooliques à l’être.

    Pour mener à bien ses actions, les Alcooliques Anonymes transmettent des messages de rétablissement, notamment à ceux qui souhaitent qu’on les soutienne dans leur élan. Ainsi, par respect pour ceux-ci et par pure discrétion, le fonctionnement de l’association repose essentiellement sur le principe de l’anonymat.

    Méthode de rétablissement mise en place par les Alcooliques Anonymes

    Quant à la stratégie de rétablissement, elle a un aspect spirituel basé sur :

    L’entraide fraternelle ;

    La tolérance ;

    L’égalité des droits ;

    La liberté de conscience ;

    L’absence de clivage.

    Ainsi, tout participant est libre de s’arroger cette dimension à sa convenance. En ce qui concerne les réunions de l’association, elles portent sur une difficulté précise d’un membre ou sur un thème du programme. Ces réunions ouvertes sont libres d’accès à l’entourage, à la famille ainsi qu’aux professionnels. Cependant, certaines réunions dites fermées sont également très souvent organisées. Ces dernières réunissent exclusivement les alcooliques.

    Enfin, pour témoigner de leur guérison, les membres de l’association des Alcooliques Anonymes procèdent à un partage de leurs propres expériences de rétablissement. Cela se fait avec tous ceux qui souhaitent qu’on les accompagne dans leur engagement à abandonner l’alcool. Par ailleurs, l’Association dispose d’une ligne téléphonique ouverte tous les jours et toutes les heures. Cette dernière est assurée uniquement par les membres bénévoles dans les régions.

    L’association Assistance alcool

    Connue également sous le nom de Entraid’addict, Assistance alcool est une association à but non lucratif. Agréée Jeunesse et Éducation populaire, Organisme de formation et Représentant des usagers, elle est reconnue d’utilité publique. Elle se répartit dans toute la France avec 7 associations régionales, 228 lieux d’accueil et 58 associations départementales.

    L’accompagnement proposé par l’association Assistance alcool

    À l’instar des associations précédemment présentées, celle-ci intervient dans l’accompagnement des personnes en prise avec des conduites addictives de même que de leur entourage. Elle prend en compte toutes les conduites addictives et des addictions comportementales. On peut par exemple citer :

    Le tabac ;

    Les stupéfiants ;

    L’usage et mésusage d’alcool ;

    Les jeux ;

    Le sexe et d’autres formes d’addiction sans produit.

    Le processus d’encadrement des personnes victimes d’addiction

    L’accompagnement proposé s’inscrit dans une vision sociale, psychologique, médicale et globale. Il se fonde essentiellement sur le soutien mutuel et surtout l’entraide. Ainsi, lorsqu’une personne victime est accueillie par l’association sur Rhône, elle est écoutée à travers divers entretiens individuels. De plus, cette dernière est orientée vers certaines structures de consultation et de soin en addictologie.

    L’association Assistance alcool dispose d’espaces de paroles suffisamment animées par des bénévoles. Le but est de permettre à tous les participants, notamment les personnes victimes d’addiction, de s’exprimer en toute confidentialité. Après avoir été écoutées, ces dernières bénéficient des encouragements et des divers conseils des bénévoles expérimentés.

    Par ailleurs, il faut remarquer qu’Assistance alcool œuvre également dans la prévention et la réduction des risques et des dommages, que ce soit dans le milieu professionnel, scolaire ou judiciaire.

    Association Addictions France

    Agréée d’éducation populaire et reconnue d’utilité publique, l’Association Addictions France existe depuis 1872. Elle est spécialisée dans la prévention, les soins, le social et la réduction des risques. Pour ce faire, elle s’intéresse à toutes les conduites addictives telles que :

    Les médicaments psychotropes ;

    L’alcool ;

    Le cannabis ;

    Le tabac ;

    Les pratiques de jeu excessives ;

    Les drogues illicites ;

    Les autres formes d’addiction sans substance.

    Le but de cette association est d’accompagner toutes les personnes soumises à des addictions et en difficulté avec leur entourage. Pour y arriver, l’association dispose de plusieurs structures et centres d’addictologies qu’elle gère. Par exemple, on a :

    Les CSAPA : ils sont destinés à accompagner les individus ayant un usage nocif ;

    Les CAARUD : ils sont destinés à accompagner les consommateurs de drogues en leur offrant le matériel nécessaire pour la réduction des risques ;

    Les établissements de soin résidentiel : ils mettent à la disposition des personnes accompagnées, un hébergement sur durée dont dépendent les difficultés rencontrées par ces dernières ;

    Les centres d’écoute pour les jeunes : ce sont les points d’accueil écoute jeune et les maisons des Adolescents.

    En somme, retenons que la plupart des associations d’aide contre l’alcool sur Rhône œuvrent pour la promotion de la santé de tous les buveurs, notamment ceux qui désirent se faire aider. Toutes les démarches étant appréciables, l’essentiel est qu’elles puissent se pérenniser et impacter autant de gens possibles.

  • Les belles rencontres

    J'ai la chance dans mon métier, dans mon mandat, dans mon investissement associatif de rencontrer de belles personnes, engagées, entières. 

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  • L'histoire de la psychiatrie en France

    La psychiatrie est issue étymologiquement des mots grecs "psyché", qui signifie "âme ou esprit", et "iatros" qui désigne le médecin ou le docteur. Elle peut être ainsi littéralement définie comme la médecine de l'âme. Le dictionnaire Larousse, quant à lui, la définit comme la "spécialité médicale ayant pour objet l'étude et le traitement des maladies mentales, des troubles psychologiques". Les manifestations des maladies mentales et psychiques dont s’occupe la psychiatrie peuvent être concrètes et palpables. Cependant le mal en soi est abstrait.

    Psychiatre lyon

    Si la psychiatrie a particulièrement bien évolué ces dernières années, elle était inconsidérée et mal comprise il y a quelques siècles. En France surtout, elle a une histoire exceptionnelle, une expérience unique en raison des impacts de Louis XIV et de Philipe Pinel reconnus comme les pères de la psychiatrie française. L'histoire de la psychiatrie en France met en évidence l'évolution historique des connaissances générales dans le domaine de la guérison mentale et psychique, qu'elles soient médicales ou scientifiques, sociales ou communautaires.

    D'où vient la psychiatrie française ? Quels ont été les impacts de Louis XIV et de Philipe Pinel sur la psychiatrie en France ?

     

    Louis XIV et Philipe Pinel, les précurseurs de la psychiatrie en France

    Le mot psychiatrie n'existait pas à l'origine. Les maux tels que l'hystérie, l’amnésie, la mélancolie, la manie n'étaient pas différenciés les uns des autres. C'est vers l'Antiquité qu'Hippocrate, un savant grec de l'époque, a pu en faire la différenciation. En France, la pensée religieuse du christianisme véhiculait une sorte de dogme selon lequel le malade mental représentait une manifestation du Dieu tout-puissant.

    Les malades n'étaient donc pas internés car les peuples pensaient qu'ils finiraient par guérir. En raison de l'augmentation du nombre de personnes souffrant de troubles mentaux, Louis XIV a mis en place en 1656 un système de bâtiments hospitaliers publics pour ces personnes.

    Au début, les traitements ne furent pas administrés dans ces hôpitaux qui servaient de prisons afin que les malades ne perturbent pas la vie des citoyens. Nommé médecin en chef de la Salpêtrière, hôpital des malades en 1795, Philippe Pinel constate que les " insensés " comme on les appelait à l'époque sont de différents types. Il y avait ceux qui étaient continuellement malades et ceux qui l'étaient périodiquement.

    Avec son collègue Jean-Baptiste Pussin, gardien des "aliénés", ils décident de classer les maladies mentales en plusieurs catégories selon leurs signes cliniques, leur continuité ou leur discontinuité. C'est ainsi que les types de maladies mentales ont commencé à émerger car étant expressément nommés avec leurs indices cliniques caractéristiques.

    Cependant, le concept de lésion synonyme de maladie persiste, on ne parle pas encore de maladies ayant des causes psychiques. Jean-Etienne Esquirol remplacera Philippe Pinel en 1820 à la Salpêtrière. Esquirrol était l'élève de Pinel. Il poursuit l'œuvre de son maître en créant une réglementation psychiatrique en 1838. Il s'agit d'un statut médical créé pour fomenter la mise en place d'établissements pour des meilleures conditions de vie et de gestion des "aliénés".

    Il met en place un hôpital psychiatrique par département et deux mesures d'internement : le placement obligatoire (PO) et le placement volontaire (PV). L'objectif étant de protéger le patient autant que la société dans laquelle il vit, il peut être hospitalisé de gré, ou peut l'être de force si ses actes peuvent nuire à la société. Ce statut est resté en vigueur jusqu'en 1990.

    À partir de ce moment, les violations du statut ont été sévèrement punies. Des méthodes de traitement des "aliénés" sont alors mises en place. Entre les saignées, l'utilisation de purgatifs, de sédatifs ou de balnéothérapie ou encore les méthodes violentes d'électrochocs, ce fut finalement une bouffée d'oxygène pour cette discipline de la médecine. D'un point à l'autre, l'indépendance des hôpitaux au sein des départements a donné lieu à une évolution plus que surprenante. En effet, le personnel médical a commencé à résider à l'intérieur des hôpitaux avec les malades.

     

    La création de la Psychanalyse

    Jean-Martin Charcot, éminent clinicien et pathologiste, dirigeant de l'École de la Salpêtrière à l'époque, disait que pour certaines paralysies, il n'y a pas de lésion organique sur l'aphasie, le sommeil et l'hystérie. Il inventa donc le concept de lésion dynamique fonctionnelle et fait des démonstrations avec le jeune médecin Sigmund Freud. C'est à l'issue de ses essais que la psychanalyse est née en 1896.

    La psychanalyse a favorisé le développement de méthodes fondées sur les notions d'inconscient, de refoulement et de transfert. C'est pourquoi, en 1937, en France, le terme "asile" disparaît de la terminologie officielle et est remplacé par celui d'"hôpital psychiatrique". Le terme "aliéné" restera en vigueur jusqu'en 1958.

    Néanmoins, la première moitié du 20e siècle a été riche en transitions et en contrastes. En 1950, après avoir observé en anesthésie l'effet de distanciation psychique provoqué par un dérivé de la phénothiazine, la prométhazine, le chirurgien Henri Laborit demande au chimiste Paul Charpentier au laboratoire Specia Le 11 décembre 1950, la RP4560, ou chlorpromazine, synthétisée. Cette substance est encore appelée "Largactil" pour souligner l'aspect général de son champ d'action.

    A l'automne 1951, Henri Laborit présente pour la première fois la chlorpromazine au pharmacologue de l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris. Mais le "Largactil" n'a d'abord que très peu de succès en milieu psychiatrique. Il le fait alors tester à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce.

    Le premier patient au monde reçoit une injection de 50 mg de chlorpromazine le 19 janvier 1952 à 10 heures du matin. En mars 1952, le psychiatre Pierre Deniker demande des échantillons au laboratoire Specia et effectue des tests à l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Il supprime la réfrigération et la sédation qui accompagnaient son administration et quadruple la dose. La nécessité de ce traitement pour les troubles psychologiques aigus et les états mentaux instables était alors avérée. C'était le premier pas vers la psychopharmacologie moderne.

    D'autres traitements de la psychose sont nés dans les années 1960. Il s'agit des méthodes d'enveloppement humide, des psychothérapies et des techniques de soins par la parole.

     

    La loi du 27 juin 1990 permit une meilleure prise en charge et une bonne réinsertion du patient

    Depuis les années 1950, et surtout dans la seconde moitié de ce siècle, la réhabilitation psycho-sociale est très importante car elle constitue une autre phase de guérison par laquelle le patient doit passer. Cependant, deux approches sont apparues le plus souvent dans la prise en charge psychothérapeutique. Il s'agit dans un premier temps de l’approche d'orientation psychanalytique, dont la psychothérapie institutionnelle et systémique. Dans un second temps, il est question de la thérapie cognitive et comportementale.

    Les psychanalystes de cette deuxième moitié du vingtième siècle en France ont milité pour une prise en charge plus humaine dans chaque localité où vivent les différents types de patients confrontés au trouble mental. Ils sont soutenus par des institutions médico-sociales et encadrés par un personnel éducatif empathique.

    Une politique du secteur psychiatrique a été relancée en France par la circulaire ministérielle de mars 1960. Les grands hôpitaux psychiatriques et le cadre unique ont laissé place à de petites structures maintenant les malades mentaux au sein des cités. Les infirmiers psychiatriques deviennent des soignants et les psychologues sont de plus en plus présents dans les services. Progressivement, les aides-soignants, les aides médico-psychologiques et les agents de service hospitalier sont intégrés aux services ainsi que les personnels paramédicaux.

    Dans le même temps, la loi de 1838 cède la place à celle du 27 juin 1990, mettant l'accent sur la prise en charge et le renforcement des droits du patient. Cependant, cette loi conserve les deux modes d'hospitalisation involontaire. Le placement involontaire est remplacé par l'hospitalisation d'office. Le placement volontaire fait place à l'hospitalisation à la demande d'un tiers. Les patients qui ont donné leur consentement sont en hospitalisation libre.

     

    La psychiatrie face à la modernité

    La psychiatrie, toujours en pleine émergence, doit alors faire face aux nouveaux maux de la société actuelle et donc moderne. Ceci implique une série de réformes comme le plan de santé mentale 2005/2008.

    Dans les années 2000, certains événements survenus en France ont plus que jamais relancé le débat sur la prise en charge des malades mentaux. Les cas les plus connus sont ceux de Roman Dupuy à Pau et celui de Canarelli.

    Dans le premier cas, il s'agit d'un meurtre commis par un schizophrène sur un étudiant. Quant à l'affaire Canarelli, il fait référence à un psychiatre hospitalier poursuivi pour un meurtre prétendument commis par un de ses patients. En raison de toutes ces accusations, le président de la République française de l'époque, en la personne de Nicolas Sarkozy, a entamé une réforme de la loi sur la psychiatrie le 2 décembre 2008.

    Il a notamment présenté un tout nouveau dispositif visant à sécuriser les hôpitaux psychiatriques devant un collège de médecins. Ce plan de sécurisation comprend :

    30 millions d’euros débloqués pour "mieux contrôler les entrées et sorties des établissements et prévenir les fugues" ;

    La mise en place du "dispositif de géolocalisation" qui, s'il sort du cadre autorisé par le médecin, déclenchera l'alerte ;

    Des unités fermées, équipées de portes et de systèmes de vidéosurveillance, seront installées dans chaque établissement qui le nécessite ;

    La création de 200 chambres d'isolement pour les "patients susceptibles de subir des violences à l'encontre du personnel".

    Bien sûr, de nombreuses voix s'étaient élevées contre ces réformes, si bien que cette affaire a pris une tournure de plus en plus politique en raison des multiples revendications de l'opposition. Cela n’a évidemment pas simplifié la tâche du gouvernement français, qui a dû prendre des mesures drastiques. Par exemple, dans l'affaire Luc Meunier en 2018, Lekhraj Gujadhur, un psychiatre hospitalier, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour avoir sous-estimé la nocivité d’un malade mental.

    L'histoire de la psychiatrie française a clairement eu un impact sur l'histoire générale de la psychiatrie. Servant de cause à effet et dopés par la modernité, de nombreux courants ont émergé de la psychiatrie ces dernières années. Ces courants sont divers et prouvent la variété de cette discipline médicale. Voici quelques-uns des courants qui ont émané de la psychiatrie générale :

    Psychopathologie

    Phénoménologie

    Structure en psychopathologie

    Antipsychiatrie

    Psychiatrie biologique

    Phrénologie

    Psychochirurgie

     

  • Soutien à l'association "Le refuge"

    Yann botrel le refuge

    Soutien à l'association "Le refuge" parrainée par Christophe Beaugrand et Liane Foly. En 2022 en France, de jeunes homosexuels sont encore mis à la rue à cause de leur orientation sexuelle. Luttons contre toutes les formes de discriminations. 

  • Les dangers du "gaz hilarant": le protoxyde d'azote

    Le gaz hilarant : un produit très dangereux inhalé par les jeunes

    Le protoxyde d’azote ou gaz hilarant est un produit qui existe depuis plusieurs siècles. Utilisé jusque-là à des fins bien précises et de façon très réglementée, il devient de plus en plus prisé par les adolescents. Pourtant, il s’agit d’une substance très nocive. En effet, il peut occasionner une variété de réactions graves chez le consommateur.

    Les malaises, brûlures, crises cardiaques et troubles neurologiques ne sont que quelques exemples. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Autorités sanitaires en Auvergne-Rhône-Alpes ont récemment publié un message d’alerte. En tant qu’addictologue lyon, je vous propose de découvrir tous les dangers du gaz hilarant ainsi que quelques pistes pour les limiter.

     

    Yann Botrel protoxyde d''azote

    Qu’est-ce que c’est que le gaz hilarant ?

    Avant d’aborder les effets nocifs du gaz hilarant, une petite clarification s’impose. Considéré comme meilleur hypnothérapeute lyon et addictologue, on m’a souvent posé la question de savoir ce que c’est que ce gaz exactement. Si vous vous demandez la même chose, sachez qu’il s’agit d’un produit incolore et inodore utilisé depuis le XVIIIème siècle.

    Il est connu plus exactement sous le nom de protoxyde d’azote (N2O) ou proto. Comme son nom l’indique, il se présente sous forme gazeuse. Cependant, il convient de préciser que contrairement à la plupart des substances, il possède un effet hilarant très prononcé.

    Le consommateur expérimente une sensation d’euphorie et d’enjouement à la manière d’un petit enfant. Généralement, cet état se prolonge sur une période assez limitée. L’individu peut rire pendant plusieurs minutes même si le sujet débattu n’est pas drôle. C’est justement cela qui fait virevolter les jeunes.

    Pourquoi a-t-il vu le jour ?

    A l’origine, le protoxyde d’azote ne faisait pas objet d’une utilisation détournée à des fins récréatives par les adolescents. Il s’agissait plutôt d’un produit employé que dans des sphères bien précises. Au nombre de ces dernières figure la médecine. En réalité, le proto présente des propriétés anesthésiques.

    Les dentistes et médecins pédiatres s’en servent depuis longtemps. On le retrouve également dans les blocs opératoires. Outre le domaine médical, le fameux gaz hilarant est utilisé dans l’industrie automobile. Les grandes enseignes en font usage notamment lors de la conception de fusées et des engins à propulsion.

    Enfin, il est aussi possible de dénicher le protoxyde d’azote en cuisine. Les cartouches de siphons à crème chantilly par exemple en contiennent. Dans l’un comme dans l’autre cas, je dois préciser que l’utilisation de ce produit est soumise à des règles bien strictes. De nombreuses précautions sont également prises en raison de sa nocivité.

    L’utilisation non-réglementée du protoxyde d’azote par les jeunes : un phénomène inquiétant

    L’usage du proto comme substance récréative a commencé en Grande Bretagne lors de la période victorienne. Les jeunes y ont eu recours dans le but de planer et de rendre les célébrations plus festives. C’est d’ailleurs de là que vient le terme de gaz hilarant. En effet, les réjouissances étaient qualifiées de « laughing gas parties ».

    L’utilisation non-réglementée de ce produit a pris de l’ampleur au début des années 2000 avec les clubs et festivals. Dorénavant, les étudiants ne sont plus les seuls à inhaler le protoxyde d’azote. Les adolescents s’y sont aussi mis et semblent véritablement y prendre goût. Les cas de détournement de gaz hilarant de l’industrie alimentaire ou de la cuisine se multiplient.

    Cela pose un véritable problème de santé compte tenu des multiples risques encourus par ces derniers. Certains prennent même plus d’une centaine de cartouches par jour. La vidéo de cette jeune fille consommant du proto au volant et expérimentant ses effets psychotropes illustrent très bien à quel point ce phénomène devient inquiétant.

    Quels sont les dangers du gaz hilarant ?

    Vous vous interrogez sur les dangers du gaz hilarant ? Vous souhaitez en savoir plus sur les effets secondaires expérimentés après sa consommation ? Sachez qu’ils sont multiples. Étant expert addictologue lyon, j’ai l’habitude de les classer en deux catégories. Il s’agit des conséquences imminentes et tardives. Les premières apparaissent dans les secondes qui suivent l’inhalation tandis que les secondes prennent plus de temps avant de se révéler.

    Les effets secondaires imminents ou aigus

    Le protoxyde d’azote est un gaz très volatile. Quelques secondes après son absorption, il déclenche au niveau du cerveau une stimulation excessive de la production de dopamine. C’est ce qui est à l’origine de l’hilarité expérimentée par le consommateur. Cela est très similaire à l’ivresse des profondeurs que connaissent les plongeurs. Voici les conséquences aigües le plus souvent enregistrées.

    Les malaises et brûlures

    L’individu qui a inhalé le proto peut ressentir des malaises et s’effondrer littéralement en quelques secondes. Il peut aussi être victime de brûlures. En réalité, il s’agit d’un gaz extrêmement froid. Au contact des muqueuses, il crée des dommages très importants. C’est d’ailleurs pour cette raison que les dermatologues s’en servent pour traiter les verrues.

    Les troubles musculaires

    Cela dit, il convient de préciser que ce produit n’affecte pas que la structure des muqueuses. Il réduit aussi considérablement la mobilité musculaire. De nombreux cas d’arrêt de déglutition ont été signalés à la suite de l’inhalation de protoxyde d’azote chez des jeunes.

    Les problèmes respiratoires et cardiaques

    L’autre danger imminent phare encouru par les adolescents, c’est l’asphyxie. Même si son effet se dissipe au bout de quelques minutes, cela est largement suffisant pour qu’il prenne la place de l’oxygène et dérégule le fonctionnement des poumons et du cœur.

    L’arrêt cardiaque et la formation d’œdème sont donc également des risques graves auxquels sont exposés les adolescents. Dans certains cas, cela peut s’avérer très rapidement fatal. On déplore déjà une soixante de décès liés à cette utilisation détournée du gaz hilarant.

    Les séquelles sur le moyen ou le long terme

    Hormis les effets aigus, l’inhalation répétée du protoxyde d’azote peut aussi créer des conséquences à moyen ou long terme.

    Les problèmes neurologiques

    Au bout de 3 à 6 mois, l’individu développe généralement des problèmes neurologiques. Ils sont très variés. Au nombre de ces derniers se distinguent les troubles de la marche. Plusieurs jeunes se retrouvent obligés de recourir à un fauteuil roulant ou à des béquilles pour se déplacer en raison des dysfonctionnements difficiles à rééduquer. Sur des terrains fragiles, cela peut même s’avérer irréversible.

    Les troubles de l’humeur et les séquelles psychiatriques

    En dehors de ces risques, il y a aussi les troubles de l’humeur et les problèmes psychiatriques. La personne peut devenir facilement irritable ou encore perdre une importante partie de ses facultés mentales (convulsions, pertes de mémoire, hallucinations, etc). Retenez simplement que l’ampleur des dégâts occasionnés variera en fonction de la quantité inhalée, de la durée, mais aussi de l’état physique du sujet au moment de la consommation. C’est donc la vie entière de l’adolescent qui est en jeu.

    Qu’en est-il des risques de dépendance ?

    À côté de toutes ces séquelles, il faut attirer l’attention sur les risques de dépendance. Bien que le protoxyde d’azote ne soit pas addictif à proprement parler, sa consommation tend à inciter à la récidive. L’individu cherchera presque toujours à l’inhaler de nouveau pour retrouver son effet apaisant et euphorique.

    Il est même très fréquent de constater une augmentation de la dose ingérée à cause du phénomène de tolérance. En d’autres termes, cela signifie que le jeune ne se contentera pas que d’en reprendre. Il voudra à chaque fois une quantité plus importante de gaz hilarant. Autrement, il ne pourra pas expérimenter de nouveau l’effet primaire.

    Nous les professionnels de l’addiction et de l’hypnose lyon, nous préférons donc qualifier l’inhalation de proto de conduite addictive. La substance elle-même est anxiolytique. Pour preuve, plusieurs jeunes sont passés d’une cartouche par jour à 25 en seulement quelques semaines.

    D’autres peuvent même en inhaler 100 la journée. Rien qu’en parlant des risques de dépendance encourus, cela est déjà colossal. En tenant également compte des dangers physiologiques et psychologiques, l’on ne peut que s’alarmer.

    Quelles sont les mesures à prendre pour contrôler l’usage de ce gaz par les adolescents et limiter ses effets ?

    Au regard de la situation qui prévaut, vous convenez avec moi que des dispositions s’avèrent nécessaires pour contrôler l’usage du gaz hilarant par les adolescents et limiter ses effets. De mon point de vue, il doit surtout s’agir d’une approche préventive.

    Poursuivre la sensibilisation sur les dangers du protoxyde d’azote

    Premièrement, il est essentiel de poursuivre les efforts de sensibilisation sur les dangers du gaz hilarant. Si les jeunes continuent d’en faire un mauvais usage, c’est sans doute parce qu’ils ne sont pas encore pleinement conscients des dangers qu’ils encourent. Ce produit peut changer la perception en seulement quelques secondes.

    Lorsqu’il est mélangé avec d’autres substances (alcool, stupéfiants, etc) comme les adolescents le font, il génère des effets encore plus dévastateurs notamment sur le cerveau. En tant qu’adultes, nous devons donc multiplier les campagnes de sensibilisation afin de leur ouvrir les yeux. Je pense que les médias ont aussi un rôle très important à jouer.

    Renforcer les mesures de réglementation de l’utilisation du gaz hilarant

    Deuxièmement, il faut renforcer les mesures de réglementation en ce qui concerne l’utilisation de ce produit. L’interdiction de la vente du proto aux mineurs par la loi est un premier pas. Les efforts des associations militant pour le retrait de ces produits nocifs que l’on retrouve en vente libre sur le marché sont aussi à louer. Néanmoins, nous devons encore mieux contrôler les voies et moyens par lesquelles nos jeunes se procurent le N2O

    Rester en alerte pour identifier les cas d’inhalation et consulter un professionnel le plus tôt possible

    Enfin, je pense qu’il faut rester en alerte afin d’identifier tout cas d’inhalation. Comme mentionné plus haut, le plus vite cela est diagnostiqué, meilleures sont les chances de rémission. Même s’il est difficile de se rendre compte lorsque son enfant a consommé du proto, cela n’est pas impossible.

    Je recommande donc aux parents de prêter une attention particulière aux signes caractéristiques (fourmis dans les mains, vertiges, etc) et de consulter un professionnel de la santé à l’apparition de ces derniers. Pour une prise en charge optimale, le médecin et l’addictologue lyon sont tous deux d’un important secours.

     

     

  • Jean-Martin Charcot : hypnose et neurologie

    Le neurologue Jean-Martin Charcot est un spécialiste de la neurologie qui a travaillé pendant la plupart de son temps à l'hôpital de Salpêtrière de Paris. Il a mené de nombreuses études dans le but de comprendre les paralysies hystériques par l'hypnose. Découvrez quelques détails sur sa vie ainsi que les études qu'il a mené pendant ce temps dans cet article.

     

    Jean martin charcot 1

    Qui est Jean-Martin Charcot ?

    Ce neurologue né en 1825 est reconnu pour ses travaux de recherche sur l'hypnose comme méthode de traitement de l'hystérie. Ce spécialiste de l'anatomopathologie a acquis de la notoriété au fil des ans grâce aux nombreuses conférences auxquelles il a participé. Au XIXe siècle, ce médecin a exercé comme professeur à la faculté de médecine de Paris et assuré une fonction à l'hôpital de la Salpêtrière. Le père de la psychanalyse, Sigmund Freud, a été l'un de ses élèves pendant une période où il enseignait sur le traitement de l'hystérie par l'hypnose. Le but de cette étude était de montrer l'origine non pas organique mais fonctionnelle des symptômes hystériques. Suite à ses recherches, il conclut que la maladie hystérique est dûe à un choc traumatique dont le sujet n'est pas au courant. C'est cela qui inspira grandement Freud pour le développement de cette discipline que l'on appelle aujourd'hui psychanalyse. Les travaux de recherche de Jean-Martin Charcot sont également à l'origine de la création de la gériatrie qui est une branche de la médecine consacrée aux personnes âgées. Bien que ses travaux n'aient pas fait l'unanimité, ils lui ont quand même donné une renommée internationale. En effet, ce chercheur a inspiré toute une génération parmi lesquelles Sigmund Freud. Il est connu comme étant le père des neurologues grâce à sa détermination et à sa connaissance du système nerveux. Il donnait des cours au public sans distinction. Il ne fallait pas être médecin pour y participer, c'était ouvert à tous. En effet, celui-ci a marqué sa génération au point où des patients venaient du monde entier pour le rencontrer et particulièrement ceux des Etats Unis et de la Russie. Jean-Martin Charcot avait l'habitude de dire que ‹‹ Les symptômes ne sont rien d'autre que les cris du corps en souffrance››. De tels propos permettaient de faire de lui l'homme qu'il fût pour les gens de cette époque. Cet état d'esprit lui a permis de nourrir sa passion pour la science expérimentale. C'est sur cette voie qu'il a découvert les manifestations de certaines pathologies et les a décrites pour la première fois. C'est le cas notamment de la neurosyphilis, la sclérose en plaques, les maladies neurodégénératives aussi connues sous le nom de maladie de Charcot.

    Les travaux du neurologue Jean-Martin Charcot sur l'hystérie

    À la base, le neurologue s'intéresse à la maladie des vieillards et y a même consacré sa thèse de doctorat. Ce sont les maladies inflammatoires et les gouttes qui font l'objet de ses recherches. Après sa soutenance à la Salpêtrière où il a travaillé pendant cinq ans comme interne qu'il est nommé au poste de chef de service. Au départ, il doit s'occuper des infirmes et des malades incurables. C'est huit ans plus tard qu'il se verra confier la charge de 150 femmes. Elles sont toutes hystéro-épileptiques non aliénées. Il est dès lors confronté aux crises de ces femmes, ce sont de grandes attaques auxquelles son prédécesseur avait déjà fait face. Le médecin est décidé à ne pas laisser les choses dans ces conditions. Il commence alors à faire des recherches dans le but d'étudier des mécanismes psychiques pouvant être à l'origine de cela. Les cas d'hystérie étaient enregistrés autant chez les hommes que les femmes même si au départ ils ont remarqué les symptômes plus chez les femmes. Il cherchait des solutions en se servant des instruments de son époque. Tout en enregistrant ses résultats pour analyser l'évolution de la maladie et les zones où les différents cas sont signalés. C'est en 1876 qu'il commence à étudier les phénomènes d'influence. Bien que la technique de l'hypnose ait été interdite plusieurs années plus tôt. Toujours persévérant dans ses recherches et dans son travail à l'hôpital, Jean-Martin Charcot se voit attribuer la première chaire de neurologie par Gambetta. Sans tarder, il fait une proposition à l'académie des sciences dans le but de faire officialiser l'usage de l'hypnose. En effet, il a profité de la situation pour déclarer son utilisation de l'hypnose dans le traitement de ses patients. Dans sa curiosité et sa détermination, il veut aller au bout de ses recherches et fait des expérimentations sur ses patients. Il veut tout savoir sur l'état nerveux de l'hystérie fait des explorations en profondeur par l'hypnose. Dans cet élan, il provoque des paralysies et des crises d'hystérie dans le but de comprendre le phénomène de transfert. En effet, il veut savoir comment se déroule le passage des paralysies psychiques d'un côté du corps à l'autre. C'est ainsi qu'il montrait que des personnes atteintes d'une paralysie d'un bras suite à un traumatisme retrouvaient leurs mouvements intégralement sous hypnose. Il faut retenir que ses séances d'hypnose avaient pour unique objectif l'expérimentation. En effet, il ne concentre pas ses études uniquement sur l'hypnose, il explore tous les champs de la neurologie. Il était de ce fait plus intéressé par la reprise du mouvement, raison pour laquelle il paralysait sous suggestion. Charcot ne se limitera pas là, il explore même le phénomène de possession en pénétrant dans les champs de l'éthologie et de l'anthropologie. Celui-ci était transdisciplinaire et ne laissait aucune théorie passer sans se poser des questions sur sa faisabilité. Il a rencontré de la résistance avec ses confrères neurologues qui estiment qu'il s'est trop distancer du champ de l'anatomopathologie. L'objectif de ses recherches est de se servir de l'hypnose pour comprendre et différencier les paralysies hystériques de celles causées par des lésions organiques.

    En somme, Jean-Martin Charcot est un neurologue qui a vécu en France de 1825 à 1893. Il est le père de la neurologie et est l'une des premières personnes à avoir utilisé l'hypnose à des fins d'expérimentation. Dans le but de comprendre les paralysies hystériques, il a mené des expériences sur des patients de son service.